Ce n’est pas moins que le 23ème cabaret annuel de l’Athénée Royal Charles Rogier (dit Liège 1)  auquel je me suis rendu vendredi dernier. Pour nos lecteurs hors Belgique : école secondaire = 12-18 ans.

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C’est André qui me fait faire le tour d’horizon. André est maintenant pensionné (il était prof de math dans cette école) et en tant que bénévole dans un théâtre, le bon Liégeois a naturellement eu sa place au sein du Cabaret Liège 1 depuis sa genèse !!! Il a même été son présentateur pendant 12 ans ! Il continue d’ailleurs d’y apporter son aide, notamment d’y prodiguer de bons conseils de mise en scène.

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Un Mammouth qui a du cœur, c’est comme ça qu’on appelle l’établissement, en interne. Il faut dire que l’école compte environ 1400 élèves et est assez convoitée, pour son enseignement général et sa situation en plein centre-ville. Ça c’est pour le côté mammouth…maintenant pour le cœur, ça reste à prouver, me suis-je dit en entrant dans le grand parking souterrain.

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mammouth-coeur

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Premier constat : le mammouth organisationnel est bien là ! 23 ans de cabaret, ça forme une discipline ! Une véritable machine fonctionne devant mes yeux : des profs volontaires à tout-va et des élèves qui jouent un rôle majeur en huilant l’engrenage. Une organisation qui semble parfaite. Une bonne leçon pour chacun qui veut créer un spectacle à l’école. Voyons un peu comment ça se passe en détails…

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Régie

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Vertec Industry, une compagnie pro, assure la technique : elle installe dans la salle de gym une véritable scène et un matériel son et lumière très performant !

L’arrivée dans les locaux se fait le lundi et ils sont présents toute la semaine, pour monter (et démonter) et les répétitions. Tout ce qui entoure l’aspect logistique de la scène et de la technique est à leur charge : par exemple, le contact avec l’inspecteur de sécurité qui vient certifier que tout est ok. Une belle épine en moins hors du pied.

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Et il faut bien dire que ça pète ! Un habillage lumière et son enregistré en numérique au préalable : comprenez simplement que le numérique permet aux techniciens de ne pas à suer de grosses gouttes le jour J en sautant d’un bouton à l’autre sans être sûr de ce qui va se passer sur scène. Tout est répété, enregistré et prêt à l’emploi. Cela donne un rendu très pro même pour les numéros qui seraient moins artistiquement aboutis.

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Auditions

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Une centaine d’élèves maximum peut présenter une audition devant jury quelques semaines auparavant. Une quinzaine de professeurs disposés en U dans une salle de classe jouent le jeu… Les profs sélectionnent la qualité et la diversité. Les élèves préparent donc un numéro qu’ils défendent du mieux qu’ils peuvent devant les décideurs… Une épreuve un peu stressante pour les jeunes qui, s’ils passent le cap haut la main, voient la scène du cabaret comme une formalité 😉

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jury-monopoly

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J’ai demandé à Madame la Préfète ce qu’on disait aux élèves recalés… Il semble que ce soit moins un problème que ce que je pensais. Soit ils reçoivent des « félicitations, mais nous avons trop de chant » (la mode des concours de chant bat toujours son plein, comme vous le savez), soit ils sont conscients d’avoir loupé leur numéro pour une raison précise : « la prochaine, étudie quand même ton texte n’est-ce pas !? »

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Chaque membre du jury note la prestation et un vote a lieu à la fin de la séance, ou plutôt 3 votes : un dédié au chant et à la musique, un pour les sketches et un pour la danse. Cette façon de faire permet une belle diversité de numéros.

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Des choix

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Vu la taille de l’événement et la motivation, il faut refuser aux anciens élèves de revenir. Les heureux diplômés motivés peuvent toujours reprendre place dans le public mais impossible de les accueillir sur scène à nouveau et attention : si on accepte une fois, la brèche est ouverte !

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La salle

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Comme je vous l’ai dit, c’est le hall omnisports, la salle de gym… Ce sont à peu près 300 chaises qui sont disposées devant la scène et jusqu’aux petits praticables du fond, qui élèvent un peu le niveau pour la régie. Une équipe est donc préposée à la préparation et à la numérotation : oui oui, les places sont numérotées, ce qui permet de placer correctement les premiers acheteurs (en prévente, donc), de ne pas laisser de places vides (il y a toujours des spécialistes qui pensent que la chaise d’à côté est faite pour le manteau) et de tenir les comptes : souvenez-vous que les normes de sécurité imposent toujours un nombre maximum de personnes dans une salle, et de public assis. Enfreindre cette règle vous fait courir le risque d’un arrêt brutal du spectacle et d’une évacuation par les autorités. Cela dit, vous n’êtes pas obligé de passer par la numérotation ; seulement il faudra être encore plus prudent.

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La formule cabaret

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affiche-cabaret

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Nous en avons déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, (notamment dans ce billet), la formule cabaret est la plus simple à gérer. Pas d’histoire, pas de suivi, moins de rythme imposé, pas forcément de fil rouge, moins d’aspects techniques à gérer en même temps. Ce n’est pas pour autant que ça en devient facile. Il faut notamment prévoir :

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  • Une équipe accessoires
  • Une équipe micros
  • Un roulement des intervenants en coulisse
  • Une éventuelle présentation (MC, maître de cérémonie)

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Voyons la façon de faire de notre école modèle pour ces 4 points 😉

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Accessoiristes

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8 personnes en tout : des élèves. Ils profitent du noir sur scène et du texte de présentation entre les numéros pour courir sur scène et tout installer/désinstaller au plus vite. Quand la lumière revient, des tables, des chaises, des instruments (…) sont apparus comme par magie.

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8 personnes en coulisse pour les accessoires, cela peut sembler beaucoup… ça l’est. Mais ces jeunes gens sont entièrement concentrés sur leur tâche : ils ne font rien d’autre, ce qui assure une certaine efficacité (quand les acteurs font tout eux-mêmes, c’est plus difficile, normal) et ils ne gênent pas le passage des intervenants puisque ceux-ci sont littéralement « envoyés » des couloirs au moment de leur passage.

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LE PLUS : la petite touche qui force le respect, c’est leur système de nouveaux/anciens. Ceux qui sont accessoiristes pour la première fois écoutent ce qu’on leur dit, prennent des notes et s’exécutent. Ce sont « les bleus », terme de baptêmes étudiants pour « les débutants ». Les plus anciens eux, font figure d’autorité et sont nommés « chef accessoiristes », comme c’est le cas du grand Nicolas, cette année. (Vous avez remarqué comme les jeunes de 17 ans sont de plus en plus grands ? 🙂 ).

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Le grand bonus pour ces élèves : un apprentissage efficace de l’organisation ! Une folle discipline doit avoir lieu en coulisses pour déterminer qui fait quoi, à quel moment, et où placer, par exemple, les pieds de la table sur scène (pour bien respecter les lumières installées). N’oubliez pas : les carnets de notes et les plans de scène sont plus que nécessaires !

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ascension

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Responsables micros

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4 personnes supplémentaires sont accessoiristes micros : leur mission est limitée à cette tâche d’une grande importance. Il y a 8 micros mains et 8 casques à gérer.

Les allumer et éteindre aux bons moments; les clipper sur des pieds et les placer aux bons endroits (sonorisation batterie, par exemple) ; équiper les interprètes quand ils doivent porter des micro-casques… Mission grisante mais ingrate : comme d’habitude dans le monde du show ou de la télévision, on ne remarque ces métiers QUE s’ils sont mal faits. Et à part un ou deux couacs, on a constaté à nouveau la grande efficacité de l’équipe.

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microhf

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Le roulement en coulisse

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Encore une fois, l’équipe n’improvise pas. Il est de coutume d’avoir un endroit (voire deux) en coulisse dans lequel les performeurs attendent avant d’être envoyés sur scène. Ici, les artistes ont largement le temps de se préparer car ce n’est pas un, ni deux, ni trois mais QUATRE spots stratégiques où les jeunes se relayent tels des candidats à The Voice.

Avantage principal, même s’il est évident : la personne est prête à monter sur scène, a eu le temps de vérifier que tout est en place, qu’elle n’a rien oublié sur son costume, sa guitare, etc. Sous le patronage de « Madame Piron », acclamée en fin de spectacle au moment des remerciements, les ados sont appelés successivement :

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  1. dans le couloir
  2. dans une salle attenante (le vestiaire)
  3. dans un espace plus rapproché derrière la scène
  4. dans les coulisses elles-mêmes

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Pour les plus jeunes et les grands groupes (17 élèves de première année, soit 11-12 ans), l’attente se fait uniquement dans le couloir, pour éviter le bruit dans le vestiaire intermédiaire. Dès la fin de leur passage, ils sont d’ailleurs raccompagnés dans ce couloir. Les parents (dans le public ou pas) qui veulent venir les chercher peuvent le faire à tout moment.

2 avantages !

  • On ne s’inquiète donc pas, ici, de la salle qui se vide. D’ailleurs, elle était toujours pleine à la fin du show, vers minuit !!!
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  • On ne s’inquiète pas non plus du bruit que peuvent faire les plus jeunes en attendant leur passage (problème très fréquent dans les spectacles d’école). En effet, ce « couloir » c’est par-là que le public (et les élèves) passe pour entrer dans l’établissement et pour accéder au bar de l’entracte. La pièce intermédiaire (le vestiaire) n’est réservée QU’AUX artistes qui passent sur scène. Le public accède donc à la salle du show par l’extérieur : une porte de secours qui donne dans le fond de salle.

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La présentation

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Une présentation de chaque numéro peut paraître lourde, à priori, mais c’est avec pas mal de classe que le duo de professeurs s’est prêté à l’exercice. Même si on n’échappe pas à un peu de lourdeur de temps en temps (il faut faire attention à l’humour dans la présentation : il sonne souvent très écrit, peu naturel), ça n’a pas perturbé ni trop allongé le show.

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À noter que la présentation se fait off-stage : on ne voit jamais les présentateurs ! Une bonne idée puisque le temps du texte est précieux pour notre équipe d’accessoiristes qui s’affaire sur scène. Rien de pire qu’une présentation trop longue. Par contre, on aurait aimé les apercevoir à la fin, pour mettre des visages sur les voix 🙂

Les équipes

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C’est la pyramide organisationnelle qui fait que cet énoooorme mammouth avance correctement.

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pyramide

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  • Une équipe bar ;
  • Une équipe tickets et caisse ;
  • Une équipe installation de salle ;
  • Une équipe artistique (aux accessoires, aux micros, à la présentation, etc.) ;
  • Une équipe logistique (contrôle des entrées, tampons d’encre sur le poignet pour sortir de salle à l’entracte et revenir, sécurité,…) ;
  • Une équipe technique (les pros payés pour la semaine) ;
  • Une équipe de captation (trois caméramen parmi lesquels on trouve même Stéphane, le cuisinier de l’école !)
  • Une équipe casting en amont ;

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Dans chaque équipe, un prof responsable.

Et au-dessus de la pyramide, c’est Geoffroy, un autre prof, qui s’y colle cette année avec le sourire. Il chapeaute le tout, il est nommé « directeur du cabaret 2017 ».

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Le budget

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Beh oui, je sens déjà vos remarques contenues depuis quelques lignes… C’est bien joli mais ça demande un fameux budget ! Figurez-vous que le cabaret fait des bénéfices chaque année !!! Ceux-ci permettent de financer l’achat de tableaux interactifs pour l’école, d’un synthé, d’une batterie, etc.

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Mais comment font-ils ?

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Je n’ai pas poussé jusqu’à demander les comptes à la trésorière pour vous aider, mais il paraît que l’entreprise est saine J Faisons un rapide calcul hypothétique.

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Les entrées

9 euros la place.

Un peu plus de 300 places payantes : comptons 280 en étant pessimiste sur les entrées vendues. Cela fait 2520€ d’entrées. Vendredi et samedi : donc on multiplie par deux : 5040€. D’aveux de profs, le dimanche a moins de succès. Comptons 200 places : 1800 supplémentaires, cela fait 6840€.

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Le bar

Par rapport à mes dernières manifestations et vu le prix démocratique (2euros le verre de vin ou de bière), je lance au hasard un bon 500€ de bénéfice net par date. Un peu moins pour le dimanche. Ajoutons 1200€, c’est pessimiste.

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Les programmes

Le programme est proposé au public à 50 cents. Si le tiers du public en prend un (quand on n’insiste pas, ce n’est pas très vendeur) et qu’on garde une estimation de 760 personnes sur les trois jours : on ajoute 380€

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Les sponsors

L’école, les profs, les parents d’élève, bref la communauté de Liège 1 a fait son boulot de démarchage : le programme est rempli de publicités de divers commerçants du coin.

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Autre sorte de sponsor :

Un piano droit ! Un vrai ! Un neuf ! Sur scène !

C’est un prêt de la maison Bovy, vendeur de piano de la région. En échange de sa pub dans le programme et dans la présentation. Une bonne idée dont vous pouvez vous inspirer !

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Les films souvenirs

Les trois caméras ne servent pas qu’à projeter en direct des gros plans des performeurs sur des grands écrans de part et d’autre de la scène. (Ah non, je n’avais pas mentionné ça? 🙂 ) Le prof de technologie va aussi réaliser un montage qui sera vendu à un prix démocratique sur clé USB aux élèves désireux. Je n’ai aucune idée de la recette donc ne la comptons pas.

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Ça c’est pour le positif. En négatif, nous avons forcément le coût de l’entreprise son/lumière estimé à 5000 euros tout compris. Le reste, c’est des broutilles !

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  • Les t-shirts « cabaret » pour les étudiants accessoiristes ;
  • Les rouleaux de tickets ;
  • Les tampons d’encre ;
  • Le stock du bar (que j’ai déjà décompté ci-dessus) ;
  • La photocopie des programmes et des affiches ;
  • Les charges et la location de la salle (mais ça se passe DANS l’école donc…) ;
  • Éventuelle location d’écrans et projecteurs (mais appartenant sans doute à l’établissement) ;
  • L’assurance (budget global de l’école également) ;
  • Les droits d’auteurs ;
  • Frais divers ;

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Additionnons les gros positifs : 6840+1200+380 = 8420€

Retirons le gros négatif : il reste 3420€, suffisant pour combler tous les frais.

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Qu’est-ce qui fait leur succès financier ?

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  • L’entrée à 9 euros bien sûr !
  • Le bar !
  • Le fait de jouer trois dates !
  • Le nombre impressionnant de profs volontaires et bénévoles !

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Le spectacle !

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Passons à quelques commentaires du show en lui-même. Était-il à la hauteur des moyens déployés ? Ceci n’est pas vraiment une critique du spectacle, plutôt un aperçu des quelques remarques qui me sont venues à l’esprit, toujours dans le but de vous orienter.

  1. Tout d’abord, une intro de fou (son et lumière) envahit la scène et la salle et met le public dans l’ambiance. André me confie que c’est le jingle qu’il a lui-même choisi il y a six ans qui tourne toujours. Je suis impressionné par la technique ! Visiblement, on a mis les petits plats dans les grands !

L’intro de la seconde partie, la même qu’au début.

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  1. Une classe de première (11-12 ans) : chanson tirée du spectacle musical Les 3 Mousquetaires : 4 micros sur pied pour la chorale accompagnée d’une bande son. La prof chante et danse devant eux. Il fallait bien ouvrir par quelque chose.

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  1. Julien joue du Rachmaninov. Oui oui, de la musique classique ! Les deux écrans géants sont une réelle plus-value pour apprécier le moment !

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  1. Fable de Lafontaine en Verlan. Tremé BeauCor et Tremé NarRe ! Original et drôle.

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  1. Danse

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  1. Sketch : attention le bracelet très bruyant repris par le micro !

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La présentation en voix-off a le bon goût de ne pas annoncer à chaque fois ce qui suit ET ce qui est passé. Parfois, les présentateurs (surtout dans les fêtes scolaires) se sentent obligés d’appeler une seconde fois les applaudissements pour les élèves qui ont fini leur numéro. Pas de ça ici : on a compris que ce serait lourd et que ça prendrait énormément de temps !

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  1. Danse

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  1. Chant

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  1. Textes drôles, mis en scène par la prof de français. On sent le travail « entouré » : on comprend qu’il y a eu un regard extérieur et ça fait du bien dans le déroulé du spectacle.

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  1. Danse medley : attention à la longueur des medleys, en général.

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  1. Un chant en allemand ! L’élève vient d’une partie de la Belgique où on parle la langue…mais elle a osé présenter cette originalité ! Excellente idée.

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  1. Sketches.

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  1. Chanson.

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  1. Boules de lumières led : une élève est à l’école du cirque et propose cette poésie visuelle plus que bienvenue.

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  1. Hugo à la guitare. D’une manière générale, il faut faire attention à longueur des numéros plus « lents » quand ils se suivent. La poésie des boules de lumière était très sympa, le morceau de guitare aussi mais les deux numéros demandent le même type d’attention de la part du public : très ciblée. On sent une petite perte d’attention dans le public. Un mix des deux numéros (boules et guitare) aurait été vraiment surprenant.

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  1. Karaoké pour toute la salle : Les Lacs du Connemara. Un écran géant descend lentement pendant la présentation. Très bonne idée puisqu’avant la pause, on récupère toute l’énergie du public avec cette chanson très énergique, que tout le monde connaît et sur laquelle des élèves ET des professeurs font les fous sur scène.

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ENTRACTE DE 45 MINUTES !

Eh oui, il y a 300 personnes à déplacer de la salle de gym au bar. Bon ce n’est pas très loin mais on sent l’expérience. Moi, j’avoue que quand j’entends « 45 minutes de pause », j’ai tendance à être découragé, voire à envisager de partir. On constate néanmoins dans les spectacles amateurs que si l’on annonce 20 minutes d’entracte, elles se transforment souvent en 40 de toute façon. Plus le ticket est cher et plus le spectacle est pro, plus le public regagne sa place dans le temps imparti 🙂

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  1. Groupe rock (batterie, synthé, guitare électrique). La présentation laisse présager quelque chose qui va déménager, et le groupe joue un medley très calme. Dommage car c’est l’inverse dont on a besoin pour l’ouverture d’une seconde partie.

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  1. Vidéo qui présente un travail de peinture murale. L’élève artiste s’est filmée pendant plusieurs heures et nous assistons à son travail en accéléré. Bonne idée pour la variété de numéros ! Un peu long puisqu’on a vite compris le principe. Si vous optez pour ce type de numéro, prévoyez des petits gags tout au long de votre vidéo ou assumez de la faire durer 1 minute grand maximum. Des interactions virtuel/réel sont aussi possibles; par exemple avec un instrumentiste sur scène.

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  1. Très beau duo chant(féminin)/danse(masculine) sur une musique de Loïc Nottet. L’interdisciplinarité donne du matériau au public : il y a à écouter et regarder. Le morceau passe très vite.

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  1. Sketch sympa sur une interview de cinéma.

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  1. Danse Africaine. Court mais il n’en faut pas plus ! Les deux filles ont compris comment faire un passage agréable, simple et efficace.

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  1. Piano : medley Abba : un peu long. Même considération sur les « medleys » que ci-dessus.

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  1. Chant. Une version classy de Stand By Me.

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  1. Life on Mars. L’énergie du public change : on sent que les « grands » de l’école soutiennent leurs camarades qui se présentent de plus en plus sur scène.

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  1. Sketch sur la téléréalité.

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  1. Sketch chez le coiffeur.

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  1. Duo voix. Deux filles sur un tabouret. Belles polyphonies mais un peu statique. Toujours faire attention aux inconvénients de la position assise.

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  1. Présentation sur scène de tous les accessoiristes. On les remercie un à un. Bonne idée puisqu’on ne s’attarde pas et on rend à César…

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  1. Danse en vêtements de sport style hip-pop, 1 garçon perdu au milieu des filles : cool !

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  1. Piano voix, moment calme.

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  1. Sketch livre d’or : La Cuisine.

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  1. C’est leur 4ème cabaret de suite : duo de filles : chant, robes en fleurs. Frais et sympa.

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  1. Remerciements

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  1. Le medley des rhétos.

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C’est quoi ce medley des rhétos ? La rhétorique correspond à la terminale dans le système scolaire français : c’est la dernière année d’école obligatoire.

Les jeunes de 17-18 ans amorcent, en quelque sorte, leur adieu à l’école avec un mini-spectacle dans le spectacle. Ils organisent entre eux une présentation et un enchaînement de mini-numéros où des classes entières apparaissent en costumes des plus élaborés aux plus loufoques. La plupart des numéros sont dansés : on va de Rabbi Jacob à Grease, en passant par le French Cancan et La Soupe au Chou en version rap. Visiblement, les jeunes de 2017 gardent des références sûres… et d’une autre génération 🙂

Après ce medley, tous les rhétos montent tous sur scène, même ceux qui n’ont pas joué. C’est la fête, tout le monde danse, tout le monde chante ! Ça fait plaisir à voir.

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Qu’est-ce qu’on retient ?

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Un petit résumé des éléments les plus intéressants pour vous inspirer !!!

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  • Une armée de profs et d’élèves volontaires pour l’organisation et une structure pyramidale, par équipe, ancienneté valorisée.
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  • Une régie professionnelle présente 4 jours avant la première.
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  • Des auditions avec 3 votes (un vote chant/musique, un vote danse, un vote théâtre) pour assurer qualité et diversité.
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  • Une formule « cabaret » relativement simple à mettre en place.
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  • Un budget entrées/programmes/bar/film souvenir bien ficelé.
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  • Un placement du public sur numéro pour rentabiliser l’espace et l’organisation.
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  • Une certaine liberté sur scène, surtout pour les rhétos qui s’en donnent à cœur joie dans leur medley.
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  • Une présentation light en voix-off pour les enchaînements.
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  • Une pièce de « préparation » réservée aux artistes qui permet la préparation ET l’isolation du bruit des couloirs.

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Pour conclure, je dirais qu’on a bien assisté au déploiement d’un « mammouth qui a du cœur ». Le mélange filles/garçons, la poésie des numéros, les passages plus « osés » en termes d’images d’ado (instrument solo classique ; danse classique pour les garçons ; …), la présentation bienveillante, le final des rhétos qui s’amusent tous ensemble… C’était une belle fête : félicitations à l’école et aux étudiants !

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Y’a vraiment de quoi s’inspirer, non ? Alors à vous maintenant !

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******** Crédits photos *********

Liège : Metro Centric

Mammouth : Anne-Caroline Alard

Micro : Evan Forester

Pyramide : fo.ol

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